Vendredi & samedi – les restrictions
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Après cette journée de jeudi haute en émotions pour nous, débutants en festival aux côtés de pros, la journée de vendredi s’est annoncée encore plus “pro” que ce que l’on pensait.
On a découvert les restrictions imposées par chaque artiste… et on ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi strict pour certains.
Ces restrictions concernaient tous les corps de métier : photo, vidéo, captation audio, réseaux sociaux… Et ce n’était pas toujours très clair ni cohérent.
Par exemple, pour les réseaux sociaux, certaines productions interdisaient de filmer au-delà des trois premiers titres, sans aucun archivage autorisé la plupart du temps. Mais cette règle paraît un peu absurde quand les festivaliers, eux, peuvent filmer autant qu’ils veulent. Même en se plaçant dans le public, si la sécurité repérait le badge “presse”, c’était foutu.
Alors qu’en soi, il n’y avait aucune différence visible entre un pro et un festivalier, mis à part ce badge. Comme quoi, parfois, être du côté “pro” est plus contraignant que le contraire.
Pour vous donner une idée (même si la déduction est plutôt facile), un artiste ne voulait absolument personne au crash barrière, à part les “officiels” du festival. Et honnêtement, je le comprends. C’est un artiste avec une grosse production, il privilégie son équipe pour avoir les meilleurs angles et ne pas être dérangé.
Ce que j’ai moins compris, c’est que – comme pour les réseaux sociaux – on n’avait pas non plus le droit d’être côté public et de prendre ne serait-ce qu’une photo ou une vidéo de loin. Quelqu’un a essayé, d’ailleurs… mais il s’est fait repérer par un membre de l’équipe de l’artiste et a dû formater toute sa carte SD. Pas juste supprimer les photos de l’artiste : tout.
Résultat : ce photographe a perdu presque toute sa soirée de photos… et probablement un article pour le média avec lequel il bossait.
D’autres artistes avaient des demandes particulières : pas de gros plans, pas de côté scène, etc. Et franchement, ça aussi je le comprends totalement. Ce sont des humains, ils ont leur sensibilité, leurs préférences, et c’est normal de vouloir être montrés sous leur meilleur angle.
À part ça, la norme restait d’être autorisés pendant les trois premiers titres au crash barrière, puis c’était terminé.
Donc contrairement à jeudi, où Tybo et moi étions non-stop en photo et vidéo, les deux jours suivants… on a passé environ 90 % de notre temps dans la tente presse. C’était beaucoup plus reposant (ça je vous l’accorde), mais du coup, on en a profité pour échanger avec plein d’autres personnes : photographes, vidéastes, chargés de presse…
C’était super enrichissant, on a appris plein de choses, pris quelques contacts… et on espère que des projets en découleront un jour ou l’autre !
La journée de samedi a suivi le même schéma : chaque artiste avait ses propres restrictions, parfois plus, parfois moins. Et encore une fois, un artiste a refusé toute présence au crash barrière, et même ailleurs. Seule son équipe était autorisée.
Mais cette fois, je ne suis pas restée dans la tente. J’ai regardé tout son show, juste avant qu’on prenne la route du retour vers Poitiers. Et là , j’ai compris pourquoi il ne voulait personne d’autre.
C’était une vraie mise en scène. Même si on peut ne pas l’aimer, ou penser qu’il est “dépassé” (oui, certains le disent…), il a une nouvelle direction artistique, et même en festival, il propose un show d’1h ultra travaillé.
Des danseurs, des chorégraphies, des enchaînements fluides, de l’interaction constante avec le public. Il était à fond, pour lui et pour son public.
Il avait carrément déplacé l’organisation technique : les caméramans qui transmettaient d’habitude sur les écrans latéraux avaient disparu, remplacés par un seul caméraman – sans doute de son équipe – qui le suivait sur scène.
On voyait qu’il connaissait chaque mouvement par cœur, et qu’il était préparé. Même les écrans affichaient des effets visuels qu’on ne voyait pas chez les autres artistes.
On en a conclu qu’il avait probablement placé quelqu’un dans le Loxam, à la régie vidéo, pour gérer lui-même la retransmission.
Bref, avec Tybo, on n’a pas pu prendre une seule photo ni vidéo, mais franchement, c’était trop cool à voir. Un vrai show, et je suis très heureuse d’avoir pu en profiter depuis la fosse.
L’attente, encore…
À l’heure où j’écris (le 6 août), j’ai déjà édité toutes les photos de vendredi et samedi, le plus vite possible, car nous devons attendre la validation de chaque production pour pouvoir diffuser quoi que ce soit.
C’est très contraignant, car notre journal attend toujours de pouvoir publier un article avec les photos et les vidéos… et on est déjà à plus de deux semaines de l’événement.
J’ai tout envoyé dans le drive deux jours après la fin du festival, et j’attends toujours une réponse du festival, qui doit lui-même relayer aux productions. J’espère sincèrement pouvoir publier ces photos un jour, car j’en suis vraiment contente.
Mais plus le temps passe, plus je me dis que je ne vais peut-être jamais recevoir de validation… et je trouve ça dommage.
Ça représente plus d’une centaine de photos que j’ai éditées rapidement et avec soin. Alors, j’espère bien pouvoir les montrer un jour !
Fin du week-end… et envie de recommencer !
Après ces deux jours intenses, nous sommes rentrés vers 3h du matin, et c’était une expérience incroyable.
Je ne sais pas comment ça se passe dans d’autres festivals côté restrictions – apparemment, la règle des “trois premières chansons” est assez répandue.
À voir si on a la chance d’être accrédités ailleurs un jour ! 🤞
update : Au moment où je publie ce blog, le 17 août 2025, soit trois semaines après l’événement, nous sommes toujours dans l’attente. Cette fois, avec quelques nouvelles : les photos et vidéos du drive ont bien été envoyées aux productions de chaque artiste… mais aucune réponse pour l’instant.
Un jour, peut-être…